Le président-fondateur du groupe immobilier montpelliérain M&A, Laurent Romanelli, a présenté les différents enjeux qu’impose le nouveau plan logement du gouvernement d’Elisabeth Borne, en particulier les conséquences de l’arrêt de la loi Pinel, tant à l’égard des promoteurs qu’à celui des demandeurs de logement. Reportage.

 

Il parle de “bâtir vos ambitions”. Acteur engagé pour la protection de l’environnement, le bien-être, la mixité sociale, et l’innovation, le groupe immobilier M&A déplore l’arrêt du dispositif Pinel dans le cadre du plan logement d’Elisabeth Borne. Il s’agissait pourtant d’une réduction d’impôt pour encourager les investissements locatifs. De plus, le prêt à taux zéro sera prolongé jusqu’en 2027 mais ne concernera plus que les appartements neufs situés dans les grandes métropoles.

« On arrête le prêt à taux zéro et le Pinel pour nous faire économiser 7 milliards d’euros, énonce Laurent Romanelliprésident-fondateur de M&ALes objectifs définis sont louables : une ville plus solidaire, plus verte, plus économe mais pour y arriver, je ne crois pas que ce soit la bonne méthode. »

Un arrêt de la loi Pinel non sans conséquences financières

Au-delà des intuitions du promoteur, ces deux mesures ne seront pas sans conséquences sur le marché de l’immobilier. Ils sont deux leviers essentiels pour valoriser l’attractivité des investissements. Ainsi, si les demandeurs ne sont plus encouragés à investir dans un logement (grâce à des prêts à taux bas, des prix attractifs), l’offre va ralentir sous l’effet d’une demande affaiblie et les promoteurs vont mécaniquement augmenter les prix de leurs biens pour compenser le manque à gagner. Par conséquent, la précarité sera plus importante du côté des locataires qui paieront le mètre carré plus cher et « l’accession au logement social sera de plus en plus difficile ». Dans des cas extrêmes, « on aura un appartement dégradé pour le même budget. »

Pour rappel, la loi Pinel « était positive d’un point de vue financier » : elle générait 88 milliards de recettes fiscales pour 38 milliards de coûts fiscaux. Suite à son arrêt, le promoteur immobilier montpelliérain a vu ses réalisations divisées par deux, notamment à cause de l’existence « de taxes, de normes, et des prix de vente connaissant une croissance exponentielle ».

 

Un rapprochement stratégique avec Icade

Depuis un an et demi, le groupe M&A s’est rapproché de l’agence immobilière Icade Promotion afin de renforcer sa présence régionale – en direction de NiceLyonToulouse et Perpignan – et d’étendre son influence à l’échelle nationale. Une acquisition qui lui permettra de devenir la référence dans la co-construction des villes mixtes et durables.

Filiale de la Caisse des dépôts et consignation, Icade détient donc, depuis avril 2022, 50,1% des parts de M&A et en est donc désormais l’actionnaire majoritaire. Il prévoit toutefois d’augmenter ses parts dans le capital de la société à hauteur de 65% en 2023 et devrait avoir l’opportunité d’acquérir la totalité de l’entreprise, au plus tard en 2025.

« Cette acquisition s’inscrit dans la droite ligne de la feuille de route d’Icade Promotion qui poursuit son expansion nationale, expliquait le Directeur Général Emmanuel Desmaizières, quelques jours après l’acquisition. Il s’agit d’une opportunité attractive pour renforcer notre présence sur une région très dynamique. »

M&A Promotion en 6 chiffres

  • 19

    ans d’existence

  • 20

    associations accompagnées

  • 38

    collaborateurs actuellement

  • 3500

    lots livrés jusqu’à maintenant

  • 3000

     lots en réalisation pour les 3-4 prochaines années

  • 6000

     emplois créés ou pérennisés

Texte extrait du site ECOMNEWS. Retrouvez l’article ci-après : Article EcomNews